Easimmo : les nouveaux régisseurs de votre patrimoine immobilier (administrateur de biens : syndic de copropriété, gestion locative, location, transaction)
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Colocation : un miroir aux alouettes ?   12/02/2005
Reportages à la télévision, articles dans la grande presse, la colocation serait-elle devenue un phénomène de société ? Il est vrai que l'image des colocations à deux ou à plusieurs, représentative d'un mode d'habitat très répandu chez les jeunes urbains nord-américains, ne cesse d'être popularisée par les films et séries d'outre-atlantique. Pas étonnant que les jeunes 'bobos' français aient envie à leur tour d'adopter ce mode de vie, dont ils attendent en réalité beaucoup plus qu'une solution économique à leur problème de logement ! Sans toujours réaliser les risques et difficultés de l'exercice, qu'ils ne sont pas forcément armés à affronter avec le sens de l'organisation et du formalisme juridique qui caractérise leurs alter ego américains...
- Universimmo
Mimétisme, choix de vie ou effet de la nécessité ? S'il est probable que l'image de la colocation façon US n'est pas étrangère à l'engouement soudain pour ce mode d'habitat en France (voir le succès des "jeudis de la colocation" organisés depuis un an à Paris et depuis peu en province par deux sites Internet spécialisés), il n'est pas douteux que la mode joue de ressorts plus profonds : l'envie des jeunes célibataires entrés dans la vie active de ne pas se couper trop vite de l'ambiance de la vie d'étudiant, du moins jusqu'au moment où ils sauteront le pas de la vie en couple...

Ceci étant, si les français viennent à ce mode d'habitat moins contraints par un marché immobilier qui, même à Paris, affiche des loyers qui n'ont rien à voir avec les loyers délirants des "downtown" nord américains, ils y viennent aussi moins expérimentés : rares sont ceux qui, étudiants, ont eu un "room mate" à l'américaine, formule imposée dans les résidences universitaires américaines où les étudiants sont systématiquement logés deux par deux : en France c'est l'individualisme qui prévaut : chambres individuelles, même en résidence "U", "chambres de bonne", ou du studio en ville, l'habitat étudiant ne prépare pas spécialement à la cohabitation...

Résultat : partis la fleur au fusil avec une idée plutôt séduisante, c'est souvent au pied du mur, et parfois trop tard parce qu'il se sont engagés dans l'urgence, que les candidats à la colocation découvrent qu'elle n'offre que deux grands moments : celui où l'on s'installe, et celui où l'on se sépare...

La colocation à deux

C'est la formule la plus simple et il est vrai la plus fréquente : deux garçons ou deux filles, plus rarement un garçon et une fille ; dans la seconde configuration, on doit savoir qu'on risque plus que dans la première d'être assimilés à des concubins, et pas seulement par le voisinage : également par les organismes sociaux et par le fisc !

Premier cas de figure : on se connaît par avance ; cela ne suffit pas pour être sûr de s'entendre dans la durée, mais ça aide. D'autant qu'au moment de signer le bail, on va découvrir un détail qui a son importance : une clause de solidarité entre les colocataires, pour le paiement du loyer comme pour l'exécution de toutes les obligations du bail, comme celle d'entretenir les locaux loués et de réparer les dégradations ! Les formules de baux la prévoient systématiquement et rares sont les propriétaires qui acceptent d'y déroger ; il est vrai qu'elle a un avantage : lorsqu'elle est présente, le congé d'un des colocataires n'empêche pas l'autre de conserver le bénéfice du bail...

Cela rassure aussi les familles qui vont s'il le faut - et il le faut en général souvent - se porter caution : en effet, en présence d'une clause de solidarité, la caution accordée à l'un des colocataires couvre nécessairement la totalité du loyer...

Second cas de figure : le "room mate" est recherché en même temps que la location ; c'est autrement plus compliqué et plus risqué ! Les sites Internet spécialisés dans la colocation (Voir dans notre guide du Web immobilier) ont apporté un vrai "plus" : non seulement un support pour les annonces mais aussi, avec l'organisations de "soirées" (inspirés des "first tuesday" de la grande époque des start-ups...) un cadre sécurisé pour les rencontres et le premier contact entre candidats !


La colocation à plusieurs

C'est évidemment plus intéressant, mais encore plus difficile à réaliser, à moins qu'il ne s'agisse d'un groupe d'amis se connaissant de longue date, et encore : mieux vaut avoir fait un test, par exemple en partant en vacances ensemble...

S'il s'agit d'une cooptation en vue d'une location, c'est autre chose ! L'improvisation peut en effet mener à la catastrophe ! Certains n'hésitent pas à organiser de véritables entretiens de recrutement, chaque nouveau candidat devant passer devant le jury de ceux déjà cooptés dans la plus pure tradition des entretiens d'embauche, voire des "castings"...


Un pacte de colocation : un complément indispensable au contrat de location !

Trouver des colocataires et un logement, ce n'est déjà pas simple (voir notre article de septembre 2001), mais vivre la colocation dans la durée l'est encore moins ! partage des locaux en parties privatives et parties communes avec les règles d'usage correspondantes, approvisionnements communs, ménage, entretien et réparations, tout est à définir !

Certains n'hésitent pas, dans les colocations à plusieurs, à créer une association avec statuts, conseil d'administration et bureau, compte bancaire, appel de fonds, etc. A défaut un "pacte de colocation" est le minimum pour régler ces quelques détails dont le bail ne traite évidemment pas, plus celui tout aussi épineux du départ d'un colocataire, du remboursement de son dépôt de garantie, de la levée de sa caution éventuelle ainsi que de son remplacement ; de fait, le propriétaire étant nécessairement dans le coup ne serait-ce que pour l'agrément d'un remplaçant, le mieux est de le lui faire si possible co-signer (voir le même article...).

Problème : peu de formules-type existent, et l'établissement d'un tel pacte, et a fortiori de statuts d'association relève d'une solide qualification de juriste ! Or un tel formalisme, qui ne ferait même pas sourciller un américain, est loin des mentalités françaises : combien de candidats colocataires, à moins d'être eux-même avocat ou conseiller juridique, sont en effet prêts à se rendre chez un professionnel pour mettre au point les détails de leur quotidien ?

Il est vrai que le pointillisme juridique romp rapidement le charme d'une aventure dont les moteurs sont, il ne faut pas l'oublier, la recherche de convivialité, voire l'élan communautaire ! Une consolation cependant : rien de mieux qu'une colocation pour préparer à une vie de couple...
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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